” La vraie humanité…”

Au cœur de l’été, alors que les alertes “canicule” tournaient en boucle à la radio, des dizaines d’hommes, de femmes et d’enfants se sont retrouvés expulsés de différents squats et centres sociaux auto-gérés sur la métropole bordelaise. “La vraie humanité s’est de dire la vérité” se défend alors la nouvelle préfète de Gironde, Fabienne Buccio, qui annonce devant la presse vouloir “fermer le plus de squat possible” (cf. Rue89 / 18 juillet 2019).

Or dans ce travail de “vérité”, il semble que la représentante de l’État ait tout simplement oublié l’étape nécessaire d’”écoute” avant toute “prise de parole” ou d’action. Selon les nombreuses associations (Cimade, Médecins du Monde…), mobilisées auprès des migrants et réfugiés accueillis, aucun diagnostic social n’a en effet été mené en amont et les propositions d’hébergement annoncées par les pouvoirs publics n’ont concerné qu’une minorité de personnes mises à la rue.

Face à l’urgence, avec plus de 150 personnes à la rue, un accueil de nuit a alors été improvisé pour quelques semaines à la Bourse du travail avec l’UD CGT 33. Le Collectif des migrants de Bordeaux travaillant alors avec Médecins du Monde et l’association Ovale citoyens pour mener des diagnostics sociaux et faire valoir les droits de nombreux demandeurs d’asile et titulaires d’un titre de séjour.

En parallèle, un accueil de jour, avec distribution quotidienne de près de 150 repas, une orientation administrative et juridique, des cours de français…, a été mis en place par le Collectif des migrants de Bordeaux au sein des locaux de l’Athénée libertaire, rue du Muguet.

APPEL À LA SOLIDARITÉ

À ce jour, si les quelques 70 personnes hébergées à la Bourse du travail ont pu recevoir des propositions de relogement temporaire, de nombreuses familles restent sans solution et à la rue ou dans des conditions précaires. Au total, près de 1200 personnes auraient été évacuées de squat au cours de l’été sur la Métropole bordelaise selon les associations.

Nous relayons donc les appels à la solidarité du Collectif des migrants de Bordeaux. Si vous disposez de solutions de logement, même de courte durée, vous pouvez contacter l’association AREVE. Vous pouvez aussi retrouver la liste des besoins pour l’accueil de jour, quotidiennement mise à jour, ou apporter votre aide (permanence juridique, aide administrative, service des repas…) en vous rendant sur place à l’Athénée libertaire, 7 rue du Muguet, ou sur la page du Collectifs des migrants de Bordeaux.

(Source image : Collectif des migrants de Bordeaux )

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